LE CAS PARTICULIER DES DÉTENDEURS

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Le détendeur est un EPI particulier car il fait l’objet d’une double contrainte. Il dépend de toute la réglementation sur les EPI telle que décrit dans cette partie du site car il est l’élément constituant principal de « l’appareil respiratoire » considéré comme un EPI, mais également de la norme européenne sur les appareils respiratoires autonomes (NF EN 250).

 

Un EPI soumis au Code du travail

Au 2° de l’article R.322-27 du Code du sport, il est précisé que les « équipements de protection respiratoire utilisés pour la plongée« , donc le détendeur dans son ensemble, relèvent de l’application des dispositions du Code du travail.

A ce titre, le détendeur est classifié en catégorie III des EPI, assurant une protection contre un risque « grave » ou « mortel » et doit donc obligatoirement être marqué CE et avoir validé la procédure « d’examen CE de type et de contrôle qualité de production » selon la norme européenne en vigueur pour ce type d’équipement : la norme NF EN 250.

L’employeur ou l’exploitant doit toujours maintenir l’EPI en conformité avec la norme EN 250.

 

La norme EN 250

Depuis sa dernière révision en juin 2014, la norme EN 250 vise les « Appareils respiratoires-Appareils de plongée autonome à air comprimé et à circuit ouvert« . L’ensemble des éléments constitutifs d’un détendeur sont concernés, c’est à dire le premier et le deuxième étage principaux, mais également l’octopus et le manomètre.

En entrant dans le détail de la norme, il est possible de constater que sont également normés les tuyaux de HP et de MP et l’embout buccal du deuxième étage.

 

Le maintien en conformité avec la norme EN 250

Chaque détendeur mis à disposition d’un plongeur ou d’un moniteur salarié doit répondre aux exigences de la norme EN 250.

Cela sous-tend que rien n’ait été modifié par rapport à l’équipement qui a fait l’objet de la certification CE et du marquage CE par le fabricant. Ainsi l’assemblage du premier et du deuxième étage principal, peuvent modifier la constitution de l’ensemble et à ce titre faire perdre la conformité à la norme EN 250. Seul le fabricant peut garantir en ce domaine la validité d’un assemblage s’il n’est pas réalisé de construction.

Pour les octopus et manomètres et tuyaux correspondants, qui ne sont pas des éléments principaux de l’appareil respiratoire, la règle est moins stricte, il suffit d’opter pour des produits normés EN 250, même d’autres fabricants pour conserver la conformité de l’équipement.

Il en est de même avec les tuyaux MP et HP. L’adjonction d’un tuyau MP d’une autre marque ou d’un autre modèle de la marque pour lequel le fabricant ne permet pas l’assemblage est de nature à faire perdre la conformité avec la norme EN 250, quand bien même le tuyau était intégré dans un ensemble normé d’un autre produit d’un autre fabricant.

Bien évidemment, c’est encore pire si le tuyau n’est pas normé (produit fabriqué et distribué hors UE) ou s’il a perdu sa conformité avec la norme après une manipulation  (par exemple en coupant le tuyau et en rajoutant un « serflex » au lieu du sertissage d’origine).

Dans l’exemple d’un détendeur pour lequel il serait souhaité de monter un tuyau plus long ou plus court que ceux d’origine, il faut impérativement se procurer un tuyau du fabricant ou recommandé par lui et vérifier que celui-ci valide le nouvel assemblage.

 

Le tuyau de Direct-System

Le tuyau qui relie le premier étage du détendeur et le direct-system du gilet stabilisateur n’est pas un élément constitutif de l’appareil respiratoire (il n’est pas utilisé par le plongeur pour respirer). Il est d’ailleurs livré avec le gilet et pas avec le détendeur.

L’assemblage d’un tuyau de direct-system d’une autre marque sur un détendeur normé ne modifie donc pas la conformité de l’appareil respiratoire.